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Vendredi 24 novembre 2017

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Kulhmann

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Maires de Marquette

Maires de Marquette 1790 - 2006

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introduction

Le centre du village de Marquette , en ce XIX°s.,était situé près du pont Mabile ,au confluent de la Deûle et de la Marque.
Le pont Mabile était précédé d'une planche tournante depuis au moins 1720 jusqu'en 1864, date à laquelle sera installé un pont tournant...
Il fallait, en effet , faire communiquer les quartiers du Centre et de Lommelet,la seule façon d'y parvenir était, avant 1864, de franchir cette passerelle en bois qui menait à la cense St. Venant (d'où le nom de la rue St. Venant) ,la rue Pasteur n'existait pas , seul un chemin de terre permettait d'accéder à l'actuelle rue d'Ypres...
L'église du village se trouvait à l'emplacement de l'ancienne école Jules Ferry/Paul Bert ( S.I.).Elle a succédé à la première église connue qui était sise au long de la Deûle (cure de Marquette)
Aucune construction n'éxistait entre la Marque et la rue de l'église (des Martyrs). Seules deux ou trois résidences très diffuses...
Avec les percements de la rue de la Victoire(1922) et de l'avenue Foch(1923) furent construits les pavillons de l'Epinette(1921)et les habitations de l'avenue Foch(1924)
Au "centre-ville" n'étaient construites que quelques maisons rue Jeanne d'Arc et rue Goeman et quelques autres éparses.
La rue du Presbytère ne fut ouverte qu'avec la création de l'ouvroir en 1896 ( M. le curé avait acheté le terrain entre la place et la rue Jeanne d'Arc en juin 1896)et la rue Henri Peters (de l'Epinette) passait par dessus la Marque en rejoignant la rue de Lille.
1866 vit la création du corps de pompiers municipaux.

Au "Vieux Soldat", café rue des Martyrs,(-aujourd'hui existe encore le passage du Vieux Soldat-près de ce qui fut le cinéma"Rex"),une société d'Archers avait son siège

Une société de secours mutuel fut fondée en 1857

Enfin, la population de Marquette, qui ne comptait que 500 habitants environ en 1450,en avait 800 en 1760 et 1120 en 1800, mais à cause de l'industrialisation naissante en ce début de XIX° s.,celle-ci augmenta sensiblement: 1750 en 1847, 3000 en 1872,4300 en 1890.
Le hameau de "la Place" (centre) était, en 1885, dénombré comme suit :
118 maisons, 122 ménages, 500 personnes.
Mais le quartier à la densité de population la plus impor tante était celui de "l'Abbaye" avec 1200 personnes et , toujours en 1885, le moins peuplé : le Lazaro , avec 57 âmes...
A elle seule l'asile de Lommelet en comptait 638...

Dans le livre de M. C.S. SPRIET de 1890 "Marquette et l'Abbaye du Réclinatoire"Ed. Imprimerie LEFEBVRE-DUCROCQ à Lille,on peut imaginer le "Centre" comme la description en est faite :
" Marquette nous offre des aspects fort variés; dans ses hameaux épars, les riches cultures , les rustiques demeures, les villas élégantes ,alternent avec les cités ouvrières, les grandes fabriques attirées par l'avantage des rivières, la facilité des transports.
Le quartier de l'abbaye compte le plus d'habitants, d'importantes usines,distillerie, amidonnerie, brasserie,fabrique de cartons, l'usine à gaz.
( M.DEPACHTERE avait fondé dans le clos de l'abbaye ,en1841,une importante fabrique d'impression sur tissus , il fut remplacé par M. HANNART)
L'Asile de Lommelet fut fondée en 1825,route d'Ypres, par les Frères de la Charité de St. Jean de Dieu.Par son heureuse situation, dans une plaine aux verdoyants horizons,par ses jardins, ses parcs, ses prés ombragés,ses bois de haute futaie , ses dépendances agricoles, cette maison présente de grands avantages...La maison s'est fort étendue, une belle église, de vastes bâtiments aérés,séparés les uns des autres par de grandes cours ombragées, de beaux arbres y furent érigés, l'enclos que l'on grandit encore, contient 30 Ha., sans compter les dépendances extérieures...
De l'autre côté près de la route de Lille à Menin et de la Marque, nous voyons l'important tissage mécanique de toiles avec blanchisserie de M. SCRIVE.
Au quartier St. Roch, près de toits de chaume émergeant du feuillage, une avenue de grands arbres, majestueuse comme une nef de cathédrale nous conduit au château de Holbecq, bâti vers 1620,propriété de M. DENIS DU PEAGE.Nous traver sons les prairies de la ferme de Holbecq où des vaches luisantes de santé sont enfouies dans une herbe fraîche et drue pour arriver aux moulins de M. DESPRETZ..."
"...nous franchissons le pont de "l'Epinette" sur la Marque et nous arrivons à la place où se trouvent l'église , le presbytère (rue Jeanne d'Arc),les écoles (St.Louis et Jules Ferry/Paul Bert) la mairie bâtie en 1848( l'actuelle école de musique),les villas DESPRETZ (la mairie actuelle),et De BISCHOP ( le Château Catry/ rés. Nouvelle Etape)...
Pour rejoindre la route qui mène à Ypres nous passons la Deûle sur un pont fixe(Mabile) dont la première pierre fut posée le 14 juillet 1864...Le pont fixe de l'abbaye fut établi en 1875. Il y a un moulin à eau, deux à vent (pour le blé), un tordoir(pour l'huile),teintureries en bleu,3 blanchisserie"à la minute" de toiles et fils.
Ses produits principaux sont la tabac, le colza , les légu mes, le blé...
La contrée largement arrosée par les eaux de la Deûle et de la Marque, forme un bassin de terres d'aluvion d'une fertilité remarquable. Les excellents pâturages et les grandes brasseries, distilleries, qui se sont établies le long des rivières permettent d'y élever de nombreux bestiaux(une tête et demie de gros bétail à l'Ha.). On tire grand produit du lait et d'un beurre excellent. On s'occupait jadis de la fabrication des fromages façon "Brie" , comme décrit dans les baux donnés par l'Abbaye.L'usage du beurre se généralisant à supprimer cette fabrication.Dans un centre industriel très actif, la population indigène agricole reste nombreuse,grâce au morcellement cultural qui provoque le travail en famille;
le village conserve ses allures familières et champêtres.
Les grandes fermes sont isolées,assises au centre de leur exploitation: telle la Cense du Becquerel tenue par M. GOEMAN, maire,(derrière l'E.P.S.M. de Lommelet)celle de la Rive, près de la Marque tenue par M.Michel DILLIES, adjoint,ou celle de St.Venant près de la Deûle, tenue par M.MILLE (aujourd'hui disparue, était sise à l'endroit des Grands Moulins de Paris- elle a donné son nom à la rue proche ); citons encore la ferme LAMBLIN-GHESTEM à Lommelet...
La vallée large et plantureuse est limitée par une ligne sinueuse qui, du nord au sud , va de Lomme (45m.) à Lompret (33),Verlinghem(24), Frelinghien(21), Deûlémont et sur la rive gauche d'un côté par une courbe s'élevant de Deûlémont à Linselles (49,5)au mont de Bondues(38)et descend à Bondues (31) et Marquette(17); d'un autre côté par la hauteur de La Madeleine(31) . Le pont de Marcq(St.Roch)cote 17,6m. au-dessus du niveau de la mer. La route qui va de Lille au Pont Rouge vers Ypres (rue d'Ypres) et qui traverse le territoire de Marquette,cote de 17 à 23m.
La Marque prend sa source dans la forêt de Phalempin, arrose successivement Tourmignies, Pont à Marcq, Bouvines Tressin, s'engage dans la plaine de Forest, dont elle sort au hameau de l'Hempompoint, pour se rendre à son confluent en serpentant au nord des collines de Mons en Baroeul et de La Madeleine, laissant sur sa rive droite les hauteurs de Mouvaux à Bondues qui partagent les eaux vers la Marque, la Deûle, la Lys et l'Escaut.
Vers la fin du XVII° siècle, alors que Tournai se trouvait sous la domination Française,le célèbre maréchal VAUBAN con
çut le projet de canaliser la Marque et de la faire communiquer avec l'Escaut au pied du Mont Trinité.(Spière-B-).
On y faisait tomber la Chaude-Rivière de Fives par Flers à Hem, d'où elle aurait pris son cours par Willems, Templeuve, Froyennes (B). On abolissait cette rivière depuis Flers jusqu'à son embouchure à Marquette pour ne plus perdre ses eaux de ce côté.
Ce projet fut abandonné et la Marque semblait n'être faite que pour l'écoulement des eaux des marais qu'elle traverse et la commodité des environs par les moulins (voir le Cartulaire del'Abbaye de Marquette en 1321 et 1357)qu'elle fait tourner. Bien souvent les alluvions venaient encombrer son lit(voir le Cartulaire de L'Abbaye de Marquette en 1438); le 12 août 1807, une adjudication était passée pour les travaux de recreusement de la Marque.
Les habitants de Roubaix appréciant toute l'utilité d'un canal qui leur donnerait en toute saison des eaux abondantes et des communications avec la Deûle et l'Escaut, votèrent des sommes importantes ;le Conseil Général reconnaissant aussi l'importance de cette canalisation, offrit au Gouvernement, par sa délibération du 12 septembre 1822,de contribuer aux frais de ces travaux.Ces propositions furent acceptées par la Loi du 8 juin 1825 et l'entreprise concédée à M. Louis BRAME. La pose de la première pierre de l'écluse de Marquette fut faite par Charles X , le 8 septembre 1827.
Le Roi, accompagné de L.A.R. Mgr. le Dauphin et le Prince d'Orange , alla visiter la Grande Fabrique de Peignerie de Marcq, dirigée par M. DESURMONT-CHOMBART. il s'est ensuite dirigé vers le canal de Roubaix. C'était une fête improvisée. Queques heures avaient suffit pour graver l'inscription, tailler et conduire la pierre, rendre accessibles les abords du canal.Les chefs des manufactures voisines s'empressèrent d'orner le passage du Roi formant des festons et des guirlandes avec les pièces d'étoffes tirées de leurs ateliers et suspendues en long et en travers des arbres des routes que des jeunes filles couvrirent de fleurs.
Jamais sollennité ne fut plus mémorable , les Princes héréditaires des deux royaumes voisins , au milieu d'ouvriers Français et Belges , assistérent à l'ouverture des travaux également avantageux aus deux pays et semblent par là donner de nouveaux gages d'une longue paix, source première de toutes les prospérité.Jamais cérémonie ne fut plus simple et plus touchante: un ministre de Dieu,âgé de 85 ans, bénit l'oeuvre des hommes , un souverain de 70 ans vient presque sans escorte dans ce lieu solitaire, descend dans des fondations profondes pour honorer des entreprises utiles au commerce du Royaume.La population quitta les champs pour voir de plus près le Roi , et manifester ses sentiments d'amour et de dévouement, M.BECQUEY, directeur-général des Ponts et Chaussées reçut le Roi et lui fit ce discours:
"Sire, le canal dont V.M.daigne visiter les premiers travaux fait partie de ce grand ensemble de navigation artificielle, qui depuis quelques années s'éxécute sur divers points du Royaume et lui prépare tant de moyens nouveaux de prospérité
La concession date à peine de 18 mois et grâce aux talents , à l'activité des Ingénieurs, au zèle des concessionnaires,le pays ne tardera pas à entrer en jouissance du bienfait de cette communication...Le canal de Roubaix réunit dans la partie française de 5 lieues (1 lieue de terre= 4,445kM.) d'étendue les difficultés, les avantages des plus grands canaux.Les projets contiennent un souterrain de 1500m.,des tranchées de la même longueur et de 20 à 50 pieds de profondeur ( 1 pied = 0,324m.),enfin des écluses à fonder dans une vase profonde. Le canal de 6 à 10m. de large dans le fond, de 2m. à 2,50m. de tirant d'eau destiné aux grands bâteaux de l'Escaut portant 180 T. doit servir à réunir les canaux principaux de la France et de la Belgique, à donner une bonne navigation et des eaux salubres à la ville de Roubaix appelée à une "haute propérité", il contribuera à augmenter les richesses de 200 000 habitants agglomérés à 5 lieues du canal, population plus nombreuse que celle des bords de tout le canal du Languedoc à la même distance.
Que dirait en 1890 l'ingénieur? Le canal depuis l'embouchure de la Marque avec la Deûle suit le lit de cette rivière jusqu'à Wasquehal, de là il passe à droite de la Marque pour se diriger sur Croix. Il y a 3 écluses à sas à Marquette,Marcq,Wasquehal. En 1831, la construction du canal au-delà de Croix fut complètement abandonnée devant des difficultés insurmontables.De l'autre côté les travaux de l'Escaut à Roubaix étaient achevés en septembre 1843 et l'inauguration se fit le 10 décembre au milieu de l'affluence considérable d'ingénieurs , des autorités civiles et militaires. La fête était présidée par MM. de ST-AIGNAN, Préfet, le Général CORBINEAU et LESTIBOUDOIS, député du Nord.
La reprise des ouvrages du canal de Roubaix à la Deûle fut longue à s'effectuer. Un décret du 21 juillet 1861 décide qu'il sera procédé à l'achèvement du canal de Roubaix par un tronçon passant entre cette ville et Tourcoing et reliant les deux parties ouvertes du canal.Les travaux commencèrent en 1866 et le canal fut inauguré le 1ier. janvier 1877.

La canalisation de la Deûle
Elle date du XII° siècle et commence par la partie située entre Deûlémont et Lille ou Basse-Deûle.On passait les bâ teaux qui étaient , à cette époque, d'un faible tonnage d'une section du canal dans une autre au moyen d'une double grue "dobbele Kraëne" sorte de plan incliné.En 1236 , la Comtesse Jeanne approuva la construction de 2 écluses sur la Lys et par lettre du 2 mai 1242 autorisa les échevins de Lille qui voulaient profiter de cette amélioration de construire 3 écluses ou rabas en la rivière entre Lille et Deûlémont, à Marquette, à Wambrechies, à Quesnoy , et pour couvrir la dépense de percevoir des droits sur les marchandises transportées, del mui de blet 4 deniers; del muis de pois 4 den.; del tounel "rinois" (vin du Rhin)12 den.del tounel de miel 8 den.; et sur griès , blanke pierre, tuile, kaue, plom,estain,alun,vesde,cuirs,drap.
1269, avril- La Comtesse Marguerite rendit cette concession perpétuelle, en stipulant que les abbayes de Marquette, Loos Flines, ainsi que ses hôpitaux seraient affranchis de tout droit pour les objets destinés à leur consommation.La ville de Lille se chargeait à toujours des travaux d'entretien et de reconstruction "des rabas pour le bien et le commun pourfit de tout le pays, de tous marchans,et de toutes gens qui par le chemin de chelle euwe passeroient"
A une époque où les routes étaient rares et impraticables une grande partie de l'année(voir cartulaire de l'abbaye de Marquette en 1395), ce canal qui mettait Lille en communication avec les grandes villes de Gand, Bruges,eut une navigation très active.
De 1750 à 1770 , il fut observé qu'il passait à Marquette 2400 bâteaux de tous tonnages par an...

Réf.Marquette et l'abbaye du Réclinatoire par C.S.SPRIET
Imprimerie Lefebvre-Ducrocq , rue de Tournai à Lille 1890

Complément : Liste des Maires de MARQUETTE 1790 - 2006

BONVERNE Philippe, cabaretier, 1790
DESBONNET Louis, cultivateur, 1800
MARCHAND Antoine, huilier, 1815
DESFONTAINE Augustin, cultivateur, 1822
LEROY Alexandre, 1826
MARCHAND Antoine, huilier, 1830
LESAFFRE Jean Baptiste, cultivateur, 1835
DENIS DU PEAGE Jacques, propriétaire, 1848
SALEMBIER Louis, cultivateur, 1850
HANNART Florimond,imprimeur sur tissus, 1865
DESPRETZ Louis, Meunier, 1867
DELGUTTE François, filateur, 1870
DESPRETZ Louis, meunier, 1877
GOEMAN Charles, cultivateur, 1884
DILLIES Michel, cultivateur, 1892
VERLEY Edmond, industriel, 1908
CLABAUT Joseph, industriel, 1919
HAVERLAND Edouard,agent commercial, 1935
DILLIES Léon, cultivateur, 1938
VERSTRIEST Henri, linotypiste, 1945
DELMOTTE henri, directeur commercial, 1947
DELEBARRE Michel, chef de vente, 1962
MARESCAUX André, directeur commercial, 1980
DELEBARRE Jean, chef de vente, 1994 (réélu)

Dernière modification le : 20/04/2016 @ 14:25
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Epilogue

compléments

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G.Malteries

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